Un lien entre pollution intérieure et maladie respiratoire chez le chien et le chat

Mis à  jour le vendredi 04 mai 2018 à 10:17
 Un lien entre pollution intérieure et maladie respiratoire chez le chien et le chat  Ivonne Wierink-Fotolia.com

La pollution de l'air intérieur (PAI) entraîne d'importantes morbidité et mortalité respiratoires chez l'Homme. Les chiens et les chats partagent le même environnement que leurs propriétaires et sont exposés à la PAI.

348 animaux (230 chiens et 118 chats) fréquentant l'hôpital vétérinaire de l'université de Taïwan ont été enrôlés dans une étude prospective* de 12 mois. Des questionnaires sur les signes respiratoires des animaux et les polluants de l'air dans leurs maisons ont été remplis par les propriétaires. L'évaluation clinique des animaux a été effectuée par des vétérinaires et la présence/absence de maladie respiratoire et les diagnostics ont été enregistrés. L'exposition individuelle à des particules de 2,5 µm ou moins (PM2,5) a été estimée dans le micro-environnement domestique des animaux.

Les chiens souffrant de maladie respiratoire étaient plus souvent exposés à la combustion d'encens que les chiens témoins (30 % contre 13 %) mais le niveau de PM2,5 du foyer ne diffère pas entre les chiens avec et sans maladie respiratoire.

Les facteurs de signalement (âge, poids, score d'état corporel) et non ceux de la PAI sont associés à une maladie respiratoire chez le chien.

En revanche, le niveau de PM2,5 des foyers est significativement supérieur chez les chats à maladie respiratoire à celui des chats témoins.

Les chats vivant dans des foyers avec un PM2,5 > 35 µg/m3 sont plus susceptibles d'avoir une maladie respiratoire que ceux exposés à des niveaux acceptables de PM2,5.

Le lien entre PAI et maladie respiratoire chez le chien est complexe. Un niveau inacceptable de PM2,5 (> 35 µg/m3) dans le foyer est significativement associé à une maladie respiratoire chez le chat.

L'effet de la PAI sur la santé respiratoire des animaux de compagnie mérite davantage d'attention.

*Journal of Veterinary Internal Medicine, 21 avril 2018.