Prurit cervicofacial félin : un trouble du comportement

Mis à  jour le mercredi 25 avril 2018 à 16:26
 Prurit cervicofacial félin : un trouble du comportement  Callalloo Candcy-Fotolia.com

Le prurit cervicofacial félin idiopathique (PCF) est une maladie cutanée rare d'origine inconnue généralement associée à un ulcère auto-induit ne guérissant pas, le plus souvent sur la partie dorsale ou latérale du cou ou l'omoplate, où se produit l'auto-toilettage par grattage.

Il est habituellement diagnostiqué après exclusion des autres causes de prurit. L'alopécie auto-induite du chat est reconnue comme un trouble comportemental, due à un léchage excessif.

Ces comportements répétitifs (stéréotypies) sont révélateurs d'un bien-être médiocre.

Une étude française (ici) détermine si le comportement répétitif associé à des plaies auto-induites est lié à un bien-être médiocre et si l'enrichissement de l'environnement du chat conduit à la guérison. 13 chats avec un diagnostic de PCF établi par un dermatologue ont été référés à un comportementaliste pour une évaluation du bien-être.

Un score de bien-être a été attribué en utilisant une nouvelle échelle en 21 points. Le score médian des 13 chats était 16, contre 7 pour 35 chats en bonne santé.

Des modifications majeures de l'environnement du chat et de la relation humain-chat ont été recommandées pour les chats à PCF.

Dans les 15 jours suivant les modifications de l'environnement, les lésions ulcéreuses ont guéri et les scores de bien-être ont été améliorés significativement (score médian : 6), similaires à ceux des chats en bonne santé.

Seul un chat a été traité par un psychotrope, ses propriétaires étant réticents à améliorer son environnement.

Ces résultats suggèrent que le PCF est un trouble du comportement révélateur d'un bien-être médiocre et nécessitant une prise en charge par des spécialistes du comportement proposant des modifications de l'environnement. Les auteurs proposent de renommer cette affection en dermatite ulcéreuse comportementale.